Comment apprendre l’orthographe des mots

L’orthographe des mots, les mots invariables

La petite histoire ci-dessous est faite pour intégrer quelques mots invariables.
Il y a à peu près cent vingt mots en tout.  Déjà, savoir les écrire t’évitera de faire moins de fautes.

L’orthographe de ces mots invariables ne change jamais, autant les apprendre.

Tu me rétorqueras évidemment qu’il y a les correcteurs orthographiques, je suis d’accord si tu écris sur ordinateur. Mais si tu écris sur une feuille avec un stylo, tu ne vas pas aller voir toutes les secondes l’orthographe d’un mot. Il vaut mieux les connaître d’instinct.

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La tempête

Aujourd’hui, la tempête s’abat sur la côte atlantique.

Auparavant, cela ne s’était produit que peu de fois, mais c’était grave.

Il va y avoir sûrement des dégâts. Les résidents vont être temporairement relogés ailleurs.

L’eau monte au-dessus du niveau de la mer et malgré tous les efforts qui ont été faits, elle envahit les habitations.

Dedans, dans la plupart des cas, les meubles flottent. Dehors, les propriétaires observent, stupéfaits. Bientôt, les secours vont arrivés, ils sont très attendus.

Certes, ils vont faire tous les efforts nécessaires, mais hélas, il y a déjà des victimes.

Maintenant que le plus gros de la tempête est terminé, le nettoyage va pouvoir commencer, mais quand est-ce que ce sera terminé ? Nul ne le sait.

Le plus souvent, il faut du temps, surtout lorsque les dégâts sont de cette ampleur-là. Quelquefois, plusieurs semaines, voir des mois, sont nécessaires.

Ça discute, normal!

« Plutôt déménager », disent certains. « Pourquoi on nous a vendu ici?  On n’aurait jamais dû acheter! » disent d’autres. « On a économisé durant des années et voilà, on n’a plus rien! »

— Comme c’est triste! s’exclame  Jean.

— On dirait que c’est fait exprès. Hier, il n’y avait pas de soucis. Et puis, patatras, la tuile! rétorque Patrick en colère.

Pourtant, on nous avait certifié qu’il n’y avait rien à craindre dans ce coin-là quand on a acheté, répond Jean.

— Avec ces truands, on peut s’attendre à tout. La preuve, ça me reste en travers de la gorge, intervient Pascal.

Demain, on commence à nettoyer. Maintenant que la tempête s’est calmée, y’a du boulot, réplique Jean-Baptiste.

Sans moi, dit Bastien.

Comment sans toi, tu rigoles ou quoi? rétorque Jean-Baptiste.

— Moi je laisse tout tomber. D’abord, tu crois que tu vas être remboursé? Et si tu l’es, ce sera bien en-dessous du montant des travaux! D’autant plus que les assurances, elles vont mettre du temps à estimer l’ampleur des dégâts, répond Bastien.

— Sauf que si tu laisses tomber, tu perds tout. Selon moi, tu as tort, mais dans un sens, je te comprends. C’est la colère qui te fait dire ça, dit Jean Baptiste.

— Je vais réfléchir, on a le temps n’est-ce pas? répond Bastien.

— Tant mieux, tu vas changer d’avis, j’en suis sûr et tant pis pour toi si tu restes sur tes positions, réplique Jean-Baptiste.

Les opérations de nettoyage vont commencer

Soudain, arrive Jérémy en criant : « Allez les gars, on a besoin de bras, on commence tout de suite! Les secours ont besoin de nous! »

Sous l’autorité des élus, les résidents commencent à attaquer le nettoyage.

Il y en trop de boue, de détritus, mais ils finiront à en arriver à bout, malgré un travail très pénible, en espérant que cela ne se reproduise plus.

Au bout de quelques mois, après un dur labeur, les habitants, indemnisés, retrouvent la paix. Toutefois, cette histoire revient souvent dans les conversations.

La tempête Bastien

Je finis d’écrire cette petite histoire et je ne sais pas encore ce qui va se passer.

Les médias annoncent que la tempête Bastien va sévir sur la France. Et, le lendemain, faits annoncés, faits confirmés.

Les actualités télévisées font un rapport alarmant quant aux dégâts causés. Un village, celui de Serres-Sainte-Marie a été balayé par une tornade : les toits se sont envolés, les maisons sont détruites.

En dix secondes, les villageois ont tout perdu et quatre-vingts personnes doivent être relogées.

En Ile-et-Vilaine, même topo, les dégâts sont considérables. Après la catastrophe, les habitants s’organisent.

Dans le sud-Ouest, la côte atlantique n’est  pas épargnée.

A Arcachon, des rafales de vent d’une vitesse de 150 km/h déferlent sur le bassin et menacent la submersion de ce-dernier.

A Bordeaux, en centre ville, le vent souffle à 140 km/h.

Dans cette région de Nouvelle-Aquitaine, des milliers de foyers, soit à peu près trente mille, sont privés d’électricité.

La Corse

L’île de  Beauté a également été touchée par la tempête Bastien.

Les bateaux restent à quai et les avions ne peuvent plus décoller. A Ajaccio, toutes les pistes sont inondées et les pompes mises en place ne suffisent pas à résorber l’eau.

A Bastia, tout est figé également.

Sur les routes, les secours s’évertuent à déblayer les routes, tellement sont nombreux les arbres qui obstruent celles-ci.

Trois mille personnes environ sont privées d’électricité.

Bien plus tard, après l’accalmie, étant donné que l’aéroport d’Ajaccio est hors d’usage, les voyageurs sont invités à regagner Bastia, ville moins touchée, en bus,  afin de prendre un moyen de transport pour regagner la métropole.

La tempête Bastien passée, la reconstruction s’avère difficile et onéreuse : les réseaux électriques à réparer afin que les foyers abandonnent la bougie, l’attente des compagnies d’assurance pour indemniser les victimes, la reconstruction de tout ce qui a été détruit.